vendredi 5 mai 2017

Billet à la France pliée en 4 la rigolade en moins et la colère en plus










Billet à la France Pliée en 4 la rigolade en moins et la colère en plus



Coluche laissa une expression qui eut en son temps un grand succès, lorsqu’il fit campagne pour son élection à la présidence de la République en 1981. « Avant moi la France était coupée en deux, avec moi elle sera pliée en 4 ». C’était évidemment de rire, mais il ne croyait pas si bien dire puisque c’est arrivé en 2017, sans lui. La rigolade en moins et la colère en plus !

Coupée en deux traduisait à l’époque l’opposition droite-pspc. D’un côté le pouvoir Giscardien et de l’autre l’union de la gauche PS PC, Mitterrand et le Parti Communiste. L’homme qui propulsa Macron dans le jeu électoral en 2017 connaît ses classiques, pour avoir lui-même vécu cette période. Il faut rappeler que l’élection de VGE se fit avec le report des voix centristes du mouvement réformateur incarné par le trio Lecanuet, Abelin, Monory. Le maire de Rouen, le maire de Châtellerault et le maire de Loudun. Lecanuet était candidat aux présidentielles de 1965 avec moins de succès que Macron. Son slogan avait probablement 40 ans d'avance, d'où son flop dans les urnes.

A cette époque des années 1970, cela fait déjà plus de 40 ans, les centristes réformateurs étaient les premiers à revendiquer l’étiquette « ni de droite, ni non plus de gauche ». Le slogan anti système relancé par Macron en 2016, une copie ou une photocopie ? Ce qui en fait un objet politique indéfini, selon la définition que l’on apprend à Sciences po. Mais le trio Lecanuet Abelin Monory, en apportant un soutien à VGE, déplacèrent le Centre vers la droite, contre un maroquin ministériel pour chacun d’eux. Ce ne furent pas de grand ministres, excepté toutefois le passage de Monory aux Finances. Les ralliements se paient. Giscard fut élu président pour un septennat en 1974. Le mouvement présidentiel se nommait UDF, union pour la démocratie française, échue en héritage croupion à Bayrou en 1981, et le parti de Giscard se nommait les RI, les républicains indépendants, aujourd’hui disparu. Avec un turbulent, allié de choc, le RPR de Chirac.

2017 revoit jouer cet ancien scénario des années 1970 sur le mode du remake, avec la resucée anti système ni droite ni gauche de Macron. C’est donc une régression. Une différence est apparue, par rapport à la période 1974-1981, au cours de laquelle deux blocs s’affrontaient. Maintenant ils sont 4 si l’on en juge par les résultats du premier tour du 24 avril 2017 au cours duquel 4 adversaires ont, chacun leur tour, fait le plein de leurs voix.

Macron                8 433 346
Marine Le Pen   7 643 276
Fillon                     7 067 529
Mélenchon        6 972 531

Le gâteau à se partager comporte 36 444 294 votants sur 46 316 165 inscrits.
L’abstention est en moyenne de 20% soit entre 9 et 10 millions d’électeurs inscrits.
Au vu des chiffres cela fait ¾ contre Macron, contrairement à ce que racontent les sondages.

En 2012, le président Hollande fut élu avec l’apport de plus de 9 millions de votes baladeurs, qui disparurent ensuite, aussitôt, en plus du socle de 8 millions d’électeurs votants PS, il avait perdu 2 millions d’électeurs entre les deux tours en 15 jours. Ce qui lui donna 51,6%. C’est un fait. La régression vers la moyenne était déjà à l’œuvre avec une érosion continue, ayant débuté dès le 1er tour des présidentielles, nonobstant les sondages triomphateurs de campagne.

En 2017 la France est coupée en 4, c’est un fait électoral constaté, et Coluche étant mort ne peut plus nous faire de sketch sur l’avenir d’une France en 4 morceaux à recoller.

Je ne me hasarderai pas à faire un pronostic de plus sur le vote du 7 mai 2017. J’observe une chose sur le mode COVERA -ce que l’on voit et rien d’autre- du biais de représentativité. Un des deux candidats illustre la régression, car les idées ni droite ni gauche, qu’il défend, ont déjà été éventées il y a 40 ans. Avec l'échec de la politique Giscardienne que l'on connaît. Les médias enjolivent le passé avec des mots nouveaux afin de prendre les électeurs au piège. Les étudiants en communication chercheront à qui le crime profite, lorsqu’ils devront rédiger les mémoires afin d’obtenir leurs diplômes.

Pour être élu(e) la ou le président(e) devra trouver un réservoir de 9 à 10 millions de voix supplémentaires car il déjà fait le plein de son électorat au premier tour. Chacun peut faire ses calculs. Car tout s’érode rapidement dès le lendemain du 1er tour si l’on regarde bien les chiffres clés. Contrairement aux sondages de victoire, on ne s’en rendra compte qu’au premier tour des législatives en dénombrant les voix de soutien.

Avant de mettre un bulletin dans l’urne il est utile de rappeler que les législatives qui suivront se font sur un autre mode de scrutin que le système majoritaire, intégrant une dose relative de proportionnelle. En 2012 au 1er tour des présidentielles le président Hollande totalisait 10 272 705 voix sur son nom, se traduisant aux législatives par 7 618 326 voix lui donnant 22 élus au premier tour. Presque 3 millions de voix de moins en l’espace d’un mois, alors que les sondages lui faisaient, à la même période, crever les plafonds de notoriété à 61%. Chercher l’erreur !

La base de Monsieur Macron est de presque 2 millions de voix de moins, par comparaison à celle de Hollande au premier tour de 2012. C’est l’absence d’effet anti sarkozy absent du nombre des candidats. Compte tenu de la régression vers la moyenne, actuellement en action, cela devrait faire, pour Monsieur Macron environ un peu plus de 5 millions de voix aux législatives de juin, soit moins de 9 députés élus au premier tour, s’il était éventuellement élu le 7 mai. Les politologues des médias parlent d’un mouvement massif de soutien. Paraphrasons le titre du livre de Simone Signoret paru en 1974 "le soutien massif n'est plus aussi considérable qu'il était avant". Tout fout le camp dans la médiocrité.  Comme le mandat désastreux du président Hollande. Celle ou celui appelé(e) par le scrutin à lui succéder devra nécessairement faire du neuf pour propulser la France vers son avenir. C’est donc une politique nette de rupture qu’il faudra mettre en place, avec tout ce qui s’est fait ces dernières années, et dont les résultats sont en dessous des satisfactions attendues. On devrait s’intéresser, de plus près, à ce qui se passe en Angleterre actuellement, au lieu de scruter béatement la ligne bleue des Vosges. Car notre avenir économique dépend largement du vote anglais, de juin 2017, sur les conditions de sortie de la Britannie de l’Europe.

La France pâtit régulièrement des initiatives de ses voisins grands bretons, ce ne sera ni la première, ni non plus la dernière fois, que cela arrive. Une baffe de plus, ou de moins, quelle différence ? Celle de prendre la décision de tout changer, les hommes actuellement en place à toutes les commandes que ce soit. Comme leurs idées. Les virer TOUS une bonne fois pour toutes. Sans nécessairement les remplacer. Pour essayer quelque chose d’identifiable au lieu du vague actuellement proposé.

gdb 05/05/2017




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