samedi 1 avril 2017

songes et sornettes des sondages











Il faut employer une figure de mots, sous la forme d’une paronomase, celle de la ressemblance sonore, sur la construction do dico adico des 3 fonctions du prêteur romain (donner, dire, adjuger), pour attirer l’attention du public avec le son SO, sur un phénomène qu’il croit connaître, alors que sa compréhension l’abuse continuellement : les sondages.

La réflexion philosophique selon « laquelle est-ce le candidat qui fait l’élection, ou l’élection qui fait l’élu ? » trouve une nouvelle application avec les sondages électoraux. Cette fois avec une analyse, via les biais cognitifs, du concept « est-ce le candidat qui fait l’élection ? ». S’agissant de la période précédant le scrutin.

Cette question renvoie à l’usage de 3 biais cognitifs principaux : le biais de l’ancrage, le biais de représentativité, et l’effet de halo.

Les candidats doivent être crédibles. Allitération par emploi de la lettre C. Cela signifie que l’heuristique de la représentativité constitue l’élément de base. L’électeur moyen dispose pour son information des nouvelles de l’actualité pour se faire une idée de la probabilité des qualités du candidat qui se déclare. A défaut de sa « gueule » ses idées. François Mitterrand s’était fait retailler les dents pour paraître moins « draculesque » et carnassier. Le look ça compte. Le passé sert aussi de référence. L’illusion du passé alimente l’illusion du futur. Travers très employé par les voyants, selon lequel en dévoilant le passé du client, ils lui prédiront son avenir. Le moyen repose sur ce que les astrologues nomment les cycles. C'est-à-dire la reproduction des -prétendues- relations planétaires. Cette explication abuse facilement les crédules, car ils ignorent tout de la machinerie astronomique. Ils sont scotchés par l’affirmation, selon laquelle, chaque mois se produit la lunaison. C’est ignorer que la lunaison n’est pas un cycle, seulement un évènement périodique, sans signification particulière autrement que l’effet des marées selon que la lune est plus ou moins proche, ou éloignée de la terre pour la gravitation, et les déformations physiques contraction extension qui les accompagnent, dont personne ne parle chez les astrologues, expliquées par la théorie de la relativité.

Invariant empirique du patronyme
En matière électorale, un invariant au sens mathématique du mot, est à prendre en considération, celui de la rémanence temporelle des noms. De la même manière qu’il existe des invariants empiriques, telle que la loi de Benford selon laquelle dans un magasin 30% des prix commencent par 1 et 5% par 8. L’invariant de Pareto des 80/20. J’ai observé l’existence d’un invariant empirique de la notoriété patronymique étalée sur plusieurs siècles, selon la loi des petits nombres en l’état actuel de mes notes. Ainsi Balzac fait immédiatement penser à Honoré. L’auteur du XIXe siècle devenu un classique de la Littérature Française. Le public ignore que c’était aussi celui d’un auteur connu au XVIIe siècle. Deux cents plus tôt, ainsi que le rappelle Guy Patin dans ses lettres, le Bernard Pivot de l’époque. On observe le même phénomène avec Coluche. Le comique connut un grand succès populaire au XXe siècle. Il était aussi le patronyme d’un astrologue relativement populaire du XVIIe siècle, embastillé sous la Fronde pour ses prédictions rocambolesques. Les présidentielles de 2017 nous servent deux noms, un du XVIIe siècle avec le candidat Hamon, l’autre de l’empire romain avec Macron. Hamon fait penser au piano, par homonymie. Le public ignore que c’était aussi celui d’un janséniste de Port Royal des Champs, issu de la robe parisienne et du Parlement qui fit un temps parler de lui jusqu’à son oubli définitif. Macron, ce nom apparaît, pour la première fois, sous l’empire de Tibère avec Nervorius Sertorius Macron, capitaine des gardes qui se fit une réputation de cruauté lors des exécutions, ainsi qu’en ordonnant la torture des délateurs dans les procès. Macron, ce nom reste dans l’histoire comme celui qui ordonna que l’on étouffe Tibère pour hâter le règne de Caligula. Il n’en fut pas récompensé, car Caligula ordonna à Macron de se suicider, lorsqu’il devint empereur. Il fit ensuite exterminer toute la famille de Macron. Afin d’éviter qu’on le dise complice de la mort d’un césar. On retrouve des Macrons au XVIIe siècle sans qu’ils se signalent par des faits quelconques. Au regard de l’écartèlement du PS en 2017, l’électeur se demandera, peut-être, dans l’isoloir, si le Macron du XXIe siècle est sbire que celui de l’empire. Un fait existe à considérer, un nom anciennement connu, par rémanence, prédispose à 5% d’acquisition de notoriété spontanée. Le phénomène reste à étudier pour le comprendre. Je cite cet invariant pour la première fois.

Représentativité superficielle
Le biais de représentativité consiste à apprécier la capacité d’un candidat, en fonction de ses propos, et de son physique. Une évaluation de la probabilité que les sondages entretiennent en usant du biais de l’ancrage.

Ainsi les sondeurs posent leurs questions en présentant une liste de noms, en sachant que les sondés ne se souviennent pas tous des patronymes des 11 candidats. Liste établie sur l’ancrage du rappel de celles des principales têtes de liste, en sachant que par l’effet de la disponibilité, le choix de la réponse se fera sur un nom évoqué dans l’actualité immédiate, plus que sur l’expression d’un choix réfléchi. Trois noms sont plus aisés à retenir que 5 car au-delà de 3 on entre dans la zone des « nons » disponibles dans la mémoire. Le langage est dicté par la pensée et l’aisance cognitive. L’esprit assimile trop après trois. Il existe une technique des questionnaires. La façon dont les questions sont posées influe sur la réponse obtenue. Une affaire de contenant et de psychologie. Les sondages profitent principalement de l’ancrage, et de la rémanence des actualités. Parce que la réponse obtenue caractérise une donnée hâtive, se rapportant à ce que l’on voit communément. Rien d’autre. Le sondage n’a pas la valeur d’une information. C’est un parasite.

Les écarts entre les sondages, et les votes réels, proviennent aussi en partie de la corruption avec laquelle des noms sont privilégiés pour être placés en début de liste. Il faudrait inverser la liste des noms sur le mode « les derniers sont les premiers » pour faire échec à l’effet d’ancrage.

Ainsi on note que le scrutin de 2017 est présenté aux électeurs, avant le premier tour, selon un format de représentativité correspondant à un stéréotype. Celui selon lequel Mme Le Pen ferait encore mieux que son père, en 2002, alors qu’elle n’en a ni la stature ni le charisme. Puis la position de challenger du candidat Macron, alors que cette personne en analyse, ne présente aucun gabarit de nature à faire jeu égal avec Mme Le Pen. Sauf alors à penser que Mme Le Pen est toute aussi insignifiante que le candidat vierge Macron. En ce cas ces deux têtes de liste sont des artifices excessivement gonflés. Macron étant un leurre, un vide sinon un bide. Ce qui donnerait l’équation Marine Le Pen= Macron=zéro. Or l’on sait, à raison de la règle de la régression vers la moyenne, que Mme Le Pen fera en 2017 un résultat moindre qu’en 2012, ce qui place de fait Macron entre 15 et 10% de probabilité au premier tour, Moins peut-être que François Bayrou avec lequel il a fait alliance, puisqu’en 2017 la machine électorale du PS est détruite, suite à l’échec des Primaires de 2016. Macron, par son score, sera un nouveau Bayrou en 2017, victime de l’effet d’ancrage qu’il a accepté en se joignant au centriste perturbateur d’image.

L’effet de halo
Connu en psychologie, depuis le début du XXe siècle, l’effet de halo, utilisé dans les élections, se résume à l’expression « rien ne réussit mieux que l’apparence du succès ». L’effet de halo alimente l’illusion de compréhension. L’effet de halo teinte, en alimentant les apparences. Dans le cas de M.Macron, ancien ministre de l’économie, il n’est pas allé jusqu’à se comparer à VGE, image négative, de l’ancien président, ayant occupé comme lui le même portefeuille du ministère des finances. Car l’identification Macron=VGE= les diamants de Bokassa. Une image que le candidat de 2017 cherche absolument à éviter, justement à cause de l’effet d’ancrage, et de la rémanence de la campagne de François Mitterrand de 1981. Ce qui évite aussi de rechercher les diamants de M.Macron, s’il y en avait.

M.Macron, jusqu’à présent, fait tout son possible, pour éviter l’image, et le slogan, de VGE de gauche. Alors qu’il en présente le profil par ses origines bancaires notamment. Ce qui signifie que ses adversaires, en 2017 accusent des retards conceptuels dans l’analyse des candidatures sur le mode «est-ce le candidat qui fait l’élection». Car le slogan VGE de gauche aurait déjà dû être employé à son encontre.

L’effet de halo, en 2017, est focalisé sur un non évènement, celui d’une l’histoire selon laquelle Mme Le Pen s’engage dans une voie présidentielle inéluctable, en la surestimant.

Le récit de cette irrésistible ascension se présente plutôt comme celui d’une chute. Ce qui explique que le concept «est-ce le candidat qui fait l’élection ?» renvoie à plusieurs illusions.
Le Pen et Macron notamment…

Gdb 01/04/2017


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